Chemin de Croix des Jeunes 2009 / Action

Préambule :
Le Chemin de Croix des Jeunes de cette année montre - dans la pure tradition biblique - comme première image la Dernière Cène de Jésus avec ses disciples.

Comme on le voit dans le Prologue et dans les différentes Stations, Jésus se réfère ici à la tradition du repas pascal qui est enraciné dans le repas communautaire avant la fuite et la libération de l’esclavage en Egypte.

Jésus lui donne une autre signification, une nouvelle signification, et nous permet de voir la Cène / l’Eucharistie d’une manière toute nouvelle. Il détache ce repas du contexte historique et traditionnel, et il le place dans notre propre vie.

C’est un douloureux fait que nous, frères et sœurs dans la foi, ne pouvons pas encore célébrer la Cène / l’Eucharistie ensemble, sur une même table, le même autel, au-delà des limites de nos dénominations.
C’est pourquoi l’équipe de la rédaction propose de conclure le Chemin de Croix des Jeunes par un repas commun sous forme d’une agapè, d’un « repas d’amour » marqué par une attention pleine d’amour. Dans ce repas, nous partageons ce qui est fondamental pour nous : la communion fraternelle, la présence mutuelle secourable, le partage de la Parole, le partage de la foi, de la nourriture et de la boisson.

L’agapè est un signe de l’amour des personnes réunies pour Dieu et réunies les unes pour les autres ; c’est aussi le signe que nous nous sentons reliés à tous les hommes dans le monde entier.
Ceci peut s’exprimer dans le partage avec ceux qui possèdent moins, ou dans une collecte en faveur d’un engagement social ou caritatif.

Nous vous prions d’annoncer et de célébrer l’agapè de telle manière qu’il soit clair qu’il s’agisse d’un repas d’amour, et qu’il n’y ait aucune confusion possible avec l’Eucharistie ou la Cène.

C’est pourquoi, ce repas ne devrait pas avoir lieu dans un lieu sacré ni dans une église, et le pain utilisé doit être du vrai pain et non des hosties.


Le cadre :
La célébration de l’agapè devrait, là ou les possibilités le permettent, avoir lieu dans un espace profane. Comme le repas pascal s’est déroulé autrefois en hâte, la célébration de l’agapè peut se dérouler debout (autour des tables) ou - en petits groupes – par terre sur des tapis. Au milieu se trouve toujours un cierge (NON) allumé et un morceau de pain. Les participants s’assemblent en petits groupes et s’assoient.

Au milieu de la salle se trouve un cierge Pascal allumé ou un autre grand cierge qui symbolise la présence de Dieu.

Invitation à la conclusion commune :
La passion de Jésus a été précédée par un repas avec ses amis et ses disciples. Depuis longtemps, les Juifs ont partagé chaque année en hâte le repas pascal, comme autrefois en Egypte, le soir avant que Dieu lui-même ne les libère de la servitude et de l’esclavage. Il les a conduits dans la terre promise.
Là ou coulent le lait et le miel, là ou ils pourront jouir de la plénitude de la vie.

Par ce qu’il fait, et par sa passion, Jésus nous raconte cette ancienne histoire d’une nouvelle manière. Il dit : je te libère de tes liens et de ta détresse.
Je te fortifie pour que tu puisses avancer dans la vie. Et je te conduis dans TA terre promise.

C’est là-dessus que nous pouvons bâtir.
Sachant que c’est pour nous qu’il est allé sur ce chemin, et en tant que ses frères et sœurs, nous nous sommes rassemblés aujourd’hui au pied de sa croix.
Nous avons partagé les uns avec les autres, et avec Lui, notre foi et notre vie,
nos soucis et nos peurs, notre espoir et nos questions.
En tant que frères et sœurs, nous sommes allés sur son chemin, nous avons regardé vers Lui,
nous avons entendu sa parole et nous l’avons reconnu.

Partageons maintenant le pain, comme il l’a fait si souvent avec ses disciples, et encourageons-nous mutuellement par ce partage.


Le déroulement :
Si c’est nécessaire, le déroulement peut être expliqué pas à pas ; sinon, tout devrait se dérouler en silence. On peut faire jouer la musique du Chemin de Croix des Jeunes

1er pas :
Une personne par « table » avance vers le milieu où se trouve « le cierge du Christ », allume « le cierge du groupe » et le ramène allumé à la « table ».

2e pas :
Une personne prend le pain,
rompt un morceau
et donne le pain et ce morceau à son voisin de gauche en disant :
« Dieu te voit et il te fortifie ! »
Le voisin de table fait de même jusqu'à ce que le tour de table soit fait. (Quand on rompt le morceau pour son voisin, il faudra probablement déposer son propre morceau, ou improviser).
Quand le tour complet est fait, chacun mange son morceau de pain.

En fonction des groupes peut s’ensuivre maintenant un temps de prière spontanée ou la prière des fidèles.
Dans les deux cas, il sera bon qu’il y ait une conclusion claire : conclure la prière spontanée par un « Amen » bien audible, conclure la prière d’intercession par « Seigneur, prends pitié » ou un refrain chanté convenable.

C’est aussi le moment pour une collecte, si le groupe qui prie le Chemin de Croix désire supporter un projet. S’il y en a, il est recommandé de supporter des actions locales, puisque cela souligne la dimension de la communion.

Transition vers le Notre Père
Jésus nous montre que Dieu s’occupe de nous comme un Père de ses enfants.
C’est pourquoi nous pouvons l’appeler Père.
Prions avec confiance…

Transition vers la bénédiction
Au-dessus de la croix plane la question : Me vois-tu ?
Qui pose cette question ? Est-ce la question que nous posons à Jésus ?
Me vois-tu dans ma détresse, avec mes questions, tel que je suis, avec ce que je vis ?
Si c’est la question que nous lui posons, nous pouvons avoir confiance qu’il nous voit.
Plus encore, qu’il nous accompagne -
Lui, Dieu - Trinité.
Le Père par le Fils dans le Saint Esprit.

Mais c’est peut-être Jésus qui te pose cette question :
Me vois-tu ?
Me reconnais-tu ? Comment me regardes-tu ?
Donnons une réponse toute personnelle à cette question quand nous serons retournés dans le monde, pendant la Semaine Sainte, en chemin vers Pâques.
Allons, donnons une réponse par notre vie, et portons la paix.

Une recommandation :
Informer les participants des possibilités liturgiques de la Semaine Sainte, et peut-être même leur donner un rendez-vous dans la nuit de Pâques.